Clavette

 Préhistoire

Une occupation préhistorique des lieux semble probable. En effet, Jean Guy Barreault le signale dans son « histoire de nos villages en plaine d’Aunis » :

« Deux stations dites Robenhausien, c’est à dire de l’époque néolithique … ont été découvertes à Clavette par Martial Guerry en 1884 :

- une au long du chemin du « Treuil Chartier » à Chassagné, au lieu dit chemin de Bernage

- l’autre au moulin de Clavette, dit Moulin de la motte ou des revenants au lieu dit fief du moulin à vent.

Il y a été découvert de « de jolies pointes de flèches à oreillettes, des éclats, des nucléus, des haches polies etc... Une jolie hachette en grès a été également trouvée par M. Guerry sue le bord de la route de La Rochelle. Il a relevé également « une légère éminence qui pourrait être un tumulus au chemin de Bernage. Le nom du Moulin de la motte indiquerait également un tumulus détruit. »

Moyen-Âge

Bien que citée dès 1372 parmi les paroisses de la banlieue de La Rochelle, il semble que la paroisse Notre-Dame de Clavette soit devenue indépendante de celle de Saint-Rogatien au XVème siècle. Quant à l’église, elle ne conserve d’antérieur au XIXème siècle que le pignon de la façade occidentale et le clocher qui remonte peut-être à la fin du XIVème siècle. Le plan carré de ce dernier suggère qu’il date de l’occupation anglaise.

Dépendant au Moyen-Âge pour partie de la baronnie de Chatelaillon et pour partie de la commanderie de Bourgneuf, Clavette, ne constituait pas une seigneurie, mais son bourg dépendait du château de treuil Chartier.

 Par contre, Jean-Claude Bonnin le signale,  l’Église réformée de Clavette daterait de 1564.

Arcère

Arcère, lui, se contenta d’une description fossilifère :

« De tous les cantons de l’Aulnis, Clavette distant de la Rochelle de deux lieues, est le plus riche & le plus abondant en fossiles. On trouve dans cette Paroisse toutes les productions marines qui sont éparses dans les autres, telles que les cammes, les peignes, les buccins, les murex, les tellines, les nérites, les limaçons à bouche ronde, demi-ronde & platte, les cœurs de bœufs volutés, & en bateau, les huîtres à bec, hérissées ou à pointes, les cornes d’ammon, les oursins pierreux & agathifés, les moules, la pinne marine, la bossue de la terre des Papouls, la concha veneris. La morille, & une espece de coutelier cultriformis n’y sont pas rares.

Le Treuil-Chartier, Paroisse de Clavette, est chargé de minéraux ferrugineux, dont la prodigieuse abondance surpasse en certains endroits le cailloutage même. Il est quelques-uns de ces morceaux qui pesent jusqu’à deux & trois livres. Eh général ils sont assez purs & dégagés de scories ou matières hétérogènes. On prétend que ces productions donnent au vin une petite amertume, qu’on appelle goût de terroir. »

Démographie

Peu d’habitants se partageaient le terroir. On sait qu’il y avait 103 feux en 1709, 137 feux ou 453 habitants en 1790, 556 en 1876, 501 en 1881, 298 en 1911, 265 en 1921, 245 en 1931, 264 en 1936, 277 en 1946, 319 en 1975, 592 en 1990, 711 en 1999.

Économie agricole

Le bourg était essentiellement agricole et sa richesse (relative) reposa sur la viticulture jusqu’à la fin du XIXème siècle.

L’élevage et l’industrie laitière permirent de sortir de la crise induite par l’épidémie de phylloxéra. Une laiterie coopérative fut créée à Clavette en 1892 -en 1899 il existait 18 laiteries coopératives en Aunis-. À partir de 1951, celle de Clavette approvisionna en lait de consommation l’Union coopérative laitière de la région de La Rochelle, devenant ainsi grossiste. Elle atteignit une production annuelle de l’ordre de 37 000 hectolitres en 1956. Le beurre de Clavette réputé, se fabriqua jusque dans les annéezs 1960. L’activité se centralisant à Aytré puis à Surgères, l’établissement de Clavette ferma.

 Au cours du XXème siècle, une nouvelle mutation agricole se produisit qui conduisit au développement de la céréaliculture. Sur les riches terres de groie une douzaine d’exploitants agricoles pratiquaient la culture intensive des céréales (silo) et des oléagineux. Une des premières boulangeries industrielles du département fut établie dans la commune à la fin du XXème siècle. « Le pain d’Aunis » employait 40 personnes et traitait chaque jour 5 tonnes de farine.

Industrie

Outre la laiterie une entreprise de chaudronnerie existait à Clavette. Les établissements Barreault, entreprise familiale de charronnage puis de chaudronnerie créée en 1870, se spécialisa dans la fabrication de citernes de transport, se situant au 5ème rang français.  Ils déménagèrent en 1987 dans la zone industrielle de Périgny (établissements Barreault Lafond) pour se rapprocher de La Rochelle.

École

Inaugurée en 1867 un incendie la détruisit en 1935. L’école se fit alors dans l’ancienne école de filles qui devint par la suite une salle des fêtes lorsque la nouvelle école fut reconstruite en 1952. Elle prit le nom de groupe scolaire Pierre Péret en 2005. 

Château d’eau

Le château d’eau du canton fut implanté en 1944 à Croix Fort, point culminant de la commune. Cependant, c’est aux Mortiers, le point le plus bas de Clavette que se situa le captage d’eau qui alimente en grande partie le château d’eau.

Château

Le château de Clavette date du XIXème siècle et abrite au XXème siècle une maison de repos et de convalescence. Entouré d’un parc il est constitué d’un corps d’habitation encadré de deux pavillons d’angle. Transformé en maison de repos, il fut agrandi et médicalisé en 1994. Il dispose d’une capacité de 62 patients ; 33 salariés y travaillent. Il demeure le premier employeur de la commune. C’est la Clinique Korian Clavette.

Le Groupe Korian a été fondé en 2001.

Le groupe KORIAN est le premier groupe privé européen spécialisé dans la prise en charge de la dépendance, né de la fusion de SUREN et de MEDIDEP[2]

Il regroupe en France, mais aussi en Italie et en Allemagne, 220 établissements médico-sociaux et sanitaires de type EHPAD, établissements de soins de suite ou de réadaptation (SSR) ou cliniques psychiatriques.

Sa présidente de directoire, Rose-Marie Van Lerberghe, est une ancienne directrice générale de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP).

  • « Korian » signifie « coeur » en esperanto.

Historique

Korian, est issu du regroupement, sous le nom de Suren, des groupes de maisons de retraite Finagest et Serience, afin de constituer un acteur dans le domaine de la prise en charge de la dépendance temporaire et permanente. Depuis 2003 la société s’est développée à la fois par des acquisitions que par la création de nouveaux établissements :

  • 2005 : OPA de SUREN sur la société MEDIDEP
  • 2006 : fusion de SUREN et de MEDIDEP
  • 2006 : introduction en bourse sous le nom de KORIAN
  • 2007 : construction du réseau européen avec l’acquisition de SEGESTA, second opérateur italien et de PHONIX, dixième opérateur allemand.

Chiffres clés

  • Chiffre d'affaires (C.A) 2010 : 922,9 millions d'€
  • Résultat net 2009 : 24,2 millions d'€
  • EBITDAR 2009 : 199,9 millions d'€
  • Nb d'établisssements (France, Allemagne, Italie) : 227
  • Nb d'établisssements en France : 167 (122 EHPAD, 34 cliniques de soins de suite et réadaptation et 11 cliniques psychiatriques)
  • Nb de lits exploités : 22 092 (dont 14 296 en France)
  • Nb de collaborateurs: 15 320 (dont 10 180 en France) (67% en EHPAD, 30% en SSR, 3% siège)

Périmètre

En France, le groupe Korian se développe dans les zones urbaines et périurbaines et renforce les synergies entre ses différents établissements à travers sa politique de grappes. Au 31 décembre 2010, Korian gère 167 établissements dont 122 EHPAD, 34 cliniques de soins de suite et de réadaptation et 11 cliniques psychiatriques pour un total de 14 296 lits. Il fait évoluer ses établissements sanitaires vers une plus grande spécialisation afin d’améliorer leur efficacité et de les inscrire pleinement au sein des territoires de santé. Korian met en place par ailleurs, en ligne avec les préconisations du plan national Alzheimer, de nouvelles formes de prise en charge : accueil de jour, accueil temporaire, géronto-psychiatrie…

En Italie, le groupe Korian a acquis Segesta, dont le siège est à Milan, en juillet 2007. Au premier semestre 2010, Segesta a acquis 1 maison de retraite médicalisée dans la région de Milan (pour 280 lits). Au 31 décembre 2010, Segesta possède 23 établissements (16 EHPAD et 7 cliniques) pour un total de 3 322 lits. En Allemagne, Korian a acquis Phönix fin septembre 2007, société basée en Bavière et qui est le dixième opérateur allemand. Au 31 décembre 2010, Phönix possède 37 établissements (35 EHPAD et 2 cliniques) pour un total de 4 474 lits.

Management du Groupe

Sont membres du Comité Exécutif Européen :

  • Rose Marie Van Lerberghe, Présidente du Directoire,
  • Philippe Denormandie, Directeur général développement et offre de services, membre du directoire,
  • Louis Guyot, Directeur général finances et international, membre du directoire
  • François Mercereau, Directeur général opérationnel, membre du directoire,
  • Karima Silvent, Directrice des opérations,
  • Francis Weill, Directeur de la communication et du marketing.
  • Mariuccia Rossini, Présidente de Segesta
  • Ralf Stiller, Président-Directeur général de Phönix

Sophie Lamalle est la directrice des ressources humaines, Vincent Montlahuc est le directeur financier et Frank Rimasson est le directeur général adjoint de la direction développement et offre de services.

Le Docteur Malhuret, est le directeur développement éthique du Groupe.

Le Groupe KORIAN compte huit directions régionales : Centre, Ouest, Ile-de-France, Rhône-Alpes, Nord-est, Nord-Ouest, Sud-est, Sud-Ouest

Enfin, le groupe KORIAN a mis en place son propre Conseil Scientifique. Présidé par Rose Marie Van Lerberghe, il est composé de 21 membres experts et/ou scientifiques reconnus dans leur domaine représentant tout à la fois les secteurs hospitaliers, universitaires et associatifs. Ce conseil a pour fonction d’orienter les travaux de recherche-action de Korian, par exemple dans des champs tels que la prévention des chutes, le confort thermique des résidents ou l’étude des déterminants éthiques dans les stratégies médico-sociales.

Actionnariat

Voici ci-dessous la répartition du capital au 30/08/2010 du groupe KORIAN :

  • Batipart : 23,6%
  • Predica (assurance Prévoyance du Crédit Agricole) : 31,4%
  • ACM Vie (assurance vie du Crédit Mutuel) : 10,1%
  • Malakoff Médéric : 13,8%
  • MACSF : 10,3%
  • Flottant : 10,2%
  • Salariés / FCPE : 0,6%

 Liste des maires au XXème siècle : 1896 Ferdinand Brunet, 1901 Auguste Roy, 1912 Hippolyte Gaillard, 1919 Eugène Gazeau, 1932 Athanase Renaud, 1936 Joseph Bailenger, 1940 Armand Dupeux, 1943 René Gaillard, 1946 Basile Moizeau, 1954 Marcel Guerry, 1971 James Rousseau, 1977 André Brisson (jusqu’en 2008, successeur Thierry Caudron).

Liste des enseignants aux XIXème et XXème siècles : 1835 Louis Garrot, 1837 Mr Ganot, 1843 Alexandre Renaud (né à Clavette), 1853 Geneviève Morin, 1862 Léon Martin, 1877 Mme Vaillant, 1878 Melle Tiron, Mr Boyet, Mme Boyet, 1883 Mr  Foucault, Mme Foucault.

1900 Raphaël Gaspail, 1912 Melle Bouté, Mme Perroche, 1920 Mr Saunois, 1921 Melle Verré, puis Melle Séjourné, Melle Béliard, Mr Masuau, Melle Nuss, Mme Joubert, Mme Bertrand, Noëla Vergnon, Claudette Charlopeau, Melle Fritz, Pierrette Blondet, Maurice Mesmin, Mr Compagnon, Mr Profizi, Anne Brisson, André Brisson, Philippe Turon, Dominique Angibault, Patrick Job, Guy Grizet, Marc Chatonnier.

Divers

Le téléphone fut installé en 1922 chez le bourrelier, Mr Bironneau sous forme d’une cabine publique, l’électricité arriva en 1923.

Commentaires (3)

1. chalumeau 04/03/2015

bonjour,
je suis a la recherche de d'information sur la famille Grenet patrice ?? surtout par rapport a leur maison sa serai pour faire l'historique de la maison !!!
je vous remercie d'avance.

2. perignystory (site web) 20/09/2013

Le fief du moulin se situe à l'est de la D 203 en direction de Bourgneuf et au nord du Fief Nouveau. L'information du nom du moulin de Clavette en tant que "moulin de la motte" ou "des revenants" est empruntée à Jean-Guy Barreault.

3. Elisabeth NAUD (descendante GAILLARD à Clavette) 04/08/2013

J'ai reconstitué les familles à Clavette, depuis la révolution, à partir des mariages, puis les naissances, puis les décès. J'ai presque fini (je viens d'y passer deux ans...) J'ai noté et écrit au fur et à mesure beaucoup de détails.
Concernant le moulin dont il est question ici et nommé "moulin de la motte" ou "des revenants", s'agit-il du moulin qui était après le cimetière, à main droite, sur la route de Bourgneuf ? Je n'en connais pas d'autre, or, pour moi, il s'appelait simplement "moulin de Clavette". Merci de me renseigner.
Avec mes meilleurs sentiments.

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