Fil d'Ariane de la guerre de cession

Décembre 1956 : Début de construction du Petit Marseille

19 mars 1964 : Périgny adhère à un SIVOM avec La Rochelle, L’Houmeau et Puilboreau, pour créer une zone industrielle. Le maire de Périgny, était alors Norbert Orgeron (deux mandats entre 1955 et 1970).

Ce syndicat s’était donné pour objet général : la création d’une zone industrielle à Périgny, les transports en communs, le ramassage scolaire, l’enlèvement des ordures ménagères, la caisse de chômage et les constructions scolaires mais aussi la viabilité primaire, l’assainissement du réseau vanne, la conduite primaire station 1ère tranche [sic], l’assainissement du bassin de Lafond, le CES de Tasdon, l’abattoir intercommunal, l’adduction d’eau de la Charente.

2 avril 1964 : Lagord et Aytré ont refusé l’adhésion au SIVOM comme prévu en mars.

Août 1964 : les terrains (50 ha) demandés par SIMCA sont fournis dans la commune de Périgny.

Novembre 1964 : Pose de la première pierre de l’usine SIMCA à Périgny, dont la construction a été négociée au début de l’année entre la firme et l’État, autorisation accordée contre la création de 1200 emplois. Simca renonce à s’implanter en Alsace ou en Basse Seine.

16 décembre 1964 : Demande au SIVOM (dont le président est alors André Salardaine), de la création d’une nouvelle ZUP à La Rochelle.

29 novembre 1965 : Un arrêté classe en ZAD (Zone d’aménagement différé) des terrains (405 ha) sur les communes de Périgny, Aytré et La Rochelle.

1er décembre 1965 : Ouverture de l’usine SIMCA dont la vocation est la fabrication des suspensions et des transmissions de toutes les voitures Simca. Les modèles seront concus à Poissy mais les modalités de fabrication mises au point à La Rochelle-Périgny qui possèdera l’autonomie de la fabrication.

Décembre 1965 : Monsieur Gomis est désigné par le Comité du SIVOM comme architecte en chef.

17 mai 1966 : La partie nord de la ZAD (265 ha) est classée en ZUP (Zone à urbaniser en priorité). Ce sera la ZUP II (après la ZUP I qui était Mireuil, réalisée en 1960) se fixant comme but la construction de 10 000 logements pour 40 000 habitants (La Rochelle comptait alors environ 70 000 habitants).

Janvier 1967 : Inauguration de l’usine SIMCA par Georges Pompidou

3 avril 1967 : Le Conseil municipal de Périgny donne son accord pour la ZUP. 

21 avril 1967 : déclaration de fin des travaux de l’usine SIMCA à la mairie de Périgny. 

1968 : Charles Larmet est secrétaire du SIVOM.

2 février 1968 : Le nom officiel de la ZUP est adopté par le Comité du SIVOM. Ce sera « Villeneuve-des-Salines ». 

Janvier 1969 : Inauguration du chantier naval Amel 

Octobre 1969 : Premiers terrassements.

décembre 1969 : Doublement de la  surface de l’usine SIMCA, qui emploie désormais 1900 personnes et envisage une  progression  de 250 par an jusqu’en juillet 1975, date à laquelle l’unité de La Rochelle atteindrait 3082 salariés environ. 

20 mars 1971 : élection de Michel Crépeau à la mairie de La Rochelle et d’Emmanuel Suire à Périgny (avec 9 voix contre 6 à Charles Larmet qui met en garde ses collègues contre un repli soupçonné sur Périgny-bourg au détriment de Rompsay et une à François Martin).

27 mai 1971 : Le Comité du SIVOM décide à l’occasion du centième anniversaire de la Commune de Paris d’attribuer aux rues des noms de Révolutionnaires.

11 Juillet 1971 : la partie orientale de la ZUP est construite. Les premiers logements sont livrés.

11 septembre 1971 : Michel Crépeau, lors de l’accueil des nouveaux habitants, déclare vouloir relever «le défi pour faire de Ville-Neuve-des-Salines une sorte de laboratoire d’urbanisme dans lequel tout sera mis en oeuvre pour essayer de faire d’une Z.U.P., en même temps qu’une zone à urbaniser en priorité, une zone à humaniser en priorité ». (Henri Moulinier).

Fin 1971 : il y a 12 entreprises en activité sur la ZI de Périgny en plus de SIMCA 

11 janvier 1972 : Michel Crépeau précise que la charge du SIVOM sera bien plus importante que prévu et le SIVOM sollicite une aide exceptionnelle de l’État. 

7 juin 1972 : le Conseil municipal de Périgny vote le vœu présenté par le maire, Emmanuel Suire, pour le rattachement à la ville de La Rochelle de la partie de la commune située à l’ouest de la déviation de la N 137 et ce jusqu’au canal. Sur 17 votants, il y a 15 voix pour, 5 contre, 1 bulletin blanc. Sont présents en plus du maire, François Martin, adjoint, Guy Battu, adjoint, Émile Damour, Yvon Marchais, Auguste Boilard, Michel Rogeon, Roger Brothier, Marcel Bénéteau, Eugène Françoise, Jeanty Ploquin, François Doublet, Raymond Denier, François Ferrand, Charles Larmet, Guy Leray, Sylvette Ploquin. 

Août 1972 : Le SIVOM décide d’emprunter pour compenser la mévente des terrains et faire face aux besoins de trésorerie. 

21 mars 1973 : La circulaire du ministre de l’Intérieur, Olivier Guichard remet en cause la politique « des grands ensembles ». Le projet de la ZUP II est divisé par 2. On ne prévoit plus que 5194 logements sur 98 ha. 

1973 : Le commissaire enquêteur rend un avis favorable à la séparation.

31 mars 1974 : La commission syndicale, constituée de cinq membres,  officiellement élue par les électeurs de Villeneuve-les-Salines/Périgny se prononce pour le satut quo, c’est-à-dire pour le maintien dans la commune de Périgny. Et questionne : « Pourquoi cette promptitude à se débarrasser de vous ? ». Ils clament : « Ce sont les deux tiers de la population que la municipalité de Périgny envisage de « céder » à La Rochelle ». Ils affirment que Villeneuve deviendra « un quartier de banlieue parmi d’autres, perdu dans la masse du « grand La Rochelle », alors qu’il y a la possibilité de constituer « une agglomération mi-rurale, mi-urbaine », où les habitants « pourraient prendre part activement à la gestion de la vie locale ». Quatre vingt dix pour cent des deux cent quatre électeurs se prononcent d’ailleurs pour le rattachement de Villeneuve-des-Salines à Périgny.

13 Septembre 1974 : le Conseil municipal de La Rochelle approuve à son tour la séparation.

2 août 1974 : le Conseil municipal de Périgny confirme son premier vote malgré les votes contre de Raymond Denier et Guy Leray et les abstentions de Roger Brothier et François Doublet Voici le texte du compte-rendu et les arguments utilisés :

« Le Conseil municipal de Périgny, sur proposition de l’ensemble de ses commissions, considérant,

-          Que la partie de la commune qui s’amménage actuellement dans le cadre de l’opération dite « Z.U.P. de La Rochelle-Périgny » a et aura de plus en plus un caractère urbain bien différent de la partie de la commune déjà construite ;

-          Que les limites communales actuelles coupent dans cette nouvelle zone certains quartiers et même certains immeubles sans compter les futurs centres commerciaux prévus ;

-          Que cette situation aurait pour première conséquence d’entraîner des inégalités dans les impôts (mobilier, patente, taxe sur les ordures ménagères, etc.) payés par les habitants bien que devant bénéficier de prestations identiques ;

-          Qu’elle complique et compliquera la vie de ses habitants sur le plan administratif (état civil, élections, assistance) et entraîne déjà des confusions inévitables.

-          Qu’elle risque d’entraîner également des disparités très sensibles sur le plan de l’aide sociale qui reste à la charge de chacune des communes.

-          Qu’il a été constaté que quelque soit le lieu politique d’habitation des premiers habitants, leur comportement naturel les incite à se tourner vers la ville de La Rochelle beaucoup plus que vers Périgny d’autant plus que la déviation sud de la R.N. 137 crée une frontière quasi naturelle.

-          Considérant de ne léser en rien ni les futurs habitants de Villeneuve des Salines –au contraire- ni les habitants déjà installés dans le bourg de Rompsay ou dans celui de Périgny,

-          Conscient également du fait que La Rochelle est déjà mieux outillée de par ses équipements matériels et ses services pour répondre à ces besoins essentiellement urbains,

 Émet le vœu que la partie de la commune située à l’ouest de la déviation, et ce jusqu’au canal, soit rattachée à la ville de La Rochelle. »

On peut cependant supposer que le déficit prévisible de l’urbanisation de Villeneuve des Salines y était pour quelque chose !

1975 : la séparation de Périgny d’avec Villeneuve est effective. La superficie de la commune est amputée de Villeneuve-des-Salines et sa population, qui avait dépassé 6900 habitants en 1975, retombera à 3455 en 1982. Seul le collège Fabre d’Églantine acueillera encore des élèves des 2 communes de Périgny et de La Rochelle.

D’autre part, la taxe professionnelle amenée par la Zone Industrielle dont les élus pérignaciens avaient pris soin d’exiger le maintien dans leur commune, fut encore versée à Périgny jusqu’en 1992. Cette décision, tout en maintenant à l’écart du territoire communal la population ouvrière-supposée mal intentionnée du point de vue électoral- permit aussi d’enrichir la commune.

Les déficits ne seront ainsi plus supportés par la commune de Périgny que  pour sa part dans le SIVOM.

Juin 1977 : En effet, la Cour des Comptes constatera : «  le déficit de la ZUP de Villeneuve des Salines est donc simplement  transféré au budget général du SIVOM et de l’État, provisoirement et pour partie. Certes, cette charge est étalée sur plusieurs années grâce au recours à l’emprunt. Mais en fin de compte, c’est à l’augmentation de la fiscalité directe qu’il faudra faire appel. En 1975, en effet, et sans tenir compte de l’annuité du nouvel emprunt de 7 033 000 F, la charge de la dette s’élevait à 5 570 000 F alors que les impositions directes mises en recouvrement par le syndicat étaient chiffrées à 8 444 000 F ».

31  décembre 1992 : création de la communauté de ville La Rochelle expérimentant la TPU (Taxe Professionnelle Unique), soit la mise en un «pot» commun de cette taxe sur les entreprises au profit de projets et compétences intéressant toute l’agglomération. Y adhèrent, Aytré, Périgny, St-Rogatien, Puilboreau, Lagord, Châtelaillon-Plage, Angoulins-sur-Mer et L’Houmeau.

1993 : Nieul-sur-Mer, St-Xandre, La Jarne, Dompierre-sur-Mer, Salles-sur-Mer et St-Vivien adhèrent à la communauté de ville.

Décembre 1997 : trois autres communes adhérent, Esnandes, Marsilly et Ste-Soulle, portant à 18 leur nombre total.

Janvier 2000 : la CdV se transforme en CdA, se conformant ainsi aux statuts sur l’intercommunalité inscrits dans la loi Chevènement du 12 juillet 1999.

 

 

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