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(Bakchich infos)

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Bernard Krief Consulting, sauveur à Paris, en faillite à Genève

Philanthrope / lundi 3 août 2009 par Monsieur B.

Les entreprises en difficulté, le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting connaît bien. Reprise d’Heuliez, intérêt pour la maison de couture Christian Lacroix. Faut dire que BKC est aussi en faillite, à Genève.

Le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting, dirigé par Louis Petiet, qui s’illustre par des reprises d’entreprises en difficulté ou en liquidation, comme l’équipementier automobile Heuliez, et sa candidature à la reprise du couturier Lacroix, est en faillite et en liquidation … en Suisse. Un fait qui a dû échapper à la sagacité de Patrick Devedjian, notre ministre de la relance qui, selon les déclarations de M. Petiet, avait sollicité son savoir-faire pour sauver Christian Lacroix.

Comme l’établit le document ci-dessous, extrait du registre du commerce de l’Etat de Genève, le sémillant Louis Petiet, PDG de BKC (Bernard Krief Consulting), par ailleurs maire UMP de Verneuil et conseiller général de l’Eure, qui se targue « d’être juste différent des autres » pour reprendre des entreprises en voie de liquidation sans débourser de fonds propres et les relancer en comprimant les coûts, a été lui-même l’objet d’une procédure de faillite, prononcée par le tribunal de première instance de Genève, le 5 novembre 2001.

Sur le registre du commerce, BKC est "en liquidation" en Suisse

Ainsi que l’atteste le registre du commerce genevois, « la procédure de faillite, suspendue faute d’actif, a été clôturée le 1/06/2004 », ce qui a abouti à la « radiation d’office » de Bernard Krief Consulting S.A (Genève).

BKC Genève, un rôle au sein du groupe encore flou

Cette société anonyme, au capital entièrement libéré de 100.000 francs suisses (soit 75.000 euros), avait pour objet : « concourir par son assistance au développement des activités de "Conseils et services associés" et des sociétés s’inscrivant dans son groupe ». Un des plus vieux avocats d’affaires genevois, Me André Tombet, né en 1927, hébergeait cette société à son adresse professionnelle et en était le vice-président ; ce qui permet de supposer que BKC Genève avait des activités ne nécessitant ni locaux propres ni personnel spécifique, les caractéristiques habituelles d’entités à vocation purement financière.

Joint par Bakchich le 28 juillet, le siège parisien de BKC n’était pas informé de l’existence de son défunt petit frère genevois, mais nous a annoncé que le président Louis Petiet allait nous fournir dans les plus brefs délais toutes les explications sur ses activités helvétiques. M. Petiet, le 31 juillet, n’avait pas encore honoré l’engagement de ses collaboratrices et n’avait pas trouvé le temps de nous contacter.

Pourtant, sur son site internet, BKC affiche des filiales dans nombre de pays, y compris la Confédération helvétique…

Dans les nombreux articles récemment consacrés à la nouvelle vocation de repreneur du groupe présidé par Louis Petiet, il est fait état de la modestie des salaires des dirigeants et de l’absence de versement de dividendes aux actionnaires depuis 15 ans. Bakchich s’efforcera de vérifier que la défunte structure genevoise n’avait pas pour fonction de compenser ce manque à gagner…

 

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