chapitre troisième : Thairé d’Aunis…Autrefois : la condition paysanne

Les professions

Sur les 240 foyers de 1785, un tiers était propriétaire, 81 censitaires répartis ainsi :

9 sans profession, 6 marchands, 1 vigneron, 3 notaires, 2 fermiers, 2 praticiens [médecins], 29 laboureurs à bras, 2 négociants, 26 artisans, 1 laboureur à bœufs. Parmi les artisans, on trouvait : 2 maréchaux, 2 forgerons, 1 tisserand, 2 fariniers, 3 tonneliers, 1 charron, 1 chaudronnier, 1 menuisier, 2 cordiers, 2 bourreliers, 1 écardeur, 1 serrurier, 1 cordonnier, 1 chirurgien, 1 tailleur d’habits, 1 scieur de long, 1 sargetier [fabricant de cierges].

Leurs travaux

La culture de la vigne se faisait uniquement à bras.

Leurs gains

Les laboureurs à bras étaient souvent rétribués à la journée. Déduction faite des 52 dimanches, 27 fêtes chômées, des 12 jours de corvée, 6 jours de maladie et 26 jours de mauvais temps [moyenne calculée par Arcère] il ne restait donc que 250 journées de travail rétribué.

Le logement

Les laboureurs à bras disposent généralement d’un logis à deux pièces au sol en terre battue. Un toit à cochon ou à volailles et une ouche [jardin] le complètent parfois.

Le mobilier

Il est constitué généralement d’un châlit avec sa paillasse et sa couverte, d’une armoire, une table, une maie, parfois des chaises ; le linge est rare, les ustensiles de cuisine peu variés.

Leurs biens

13 laboureurs sur 29 sont propriétaires de la maison qu’ils occupent. La plupart ont 1 ou 2 journaux de terre, le plus riche, 12 journaux.

L’instruction

Les seuls livres sont les livres de dévotion. Certains savent signer.

La famille

En 1768, sur 27 décès, 14 ont entre 30 et 45 ans.

En 1771, sur 48 décès, 23 ont de 0 à 1 an.

Rares sont ceux qui dépassent 70 ans.

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