Dompierre-sur-Mer 7, 8, 9

Chapitre VII : La seigneurie de Dompierre au XVIIème siècle ; les Green de Saint-Marsault ; Échange avec le Roi de Dompierre contre Châtelaillon ; Une famille de Dompierre en Canada : Jacques Archambalt (1645) ; Missions ; Refonte des cloches.

Restée au XVIème siècle la possession de la famille Geoffroy, la seigneurie de Dompierre passa au XVIIème par mariage aux mains de la famille Green de Saint-Marsault. Lorsqu’en 1694 la baronnie de Châtelaillon fut réunie à la Couronne, la famille de Saint-Marsault offrit d’échanger la terre de Dompierre, dont le château était entièrement ruiné (Arcère) contre Châtelaillon.

En 1645, Jacques Archambault et sa femme, Françoise Toureau et ses cinq enfants, quittèrent Ardillères pour la Nouvelle-France. L’année suivante, leur fils Denys mourut dans une bataille contre les Iroquois. Jacques Archambault mourut lui-même âgé de  84 ans, laissant 52 petits-enfants et 12 arrière-petits-enfants.

De 1690 à 1710, des « Missions » évangélisèrent la paroisse. ( !) Il ne resta plus alors, sur les 100 protestants comptés en 1650, que 2 familles « hérétiques ».

En 1711, furent bénies deux cloches, et la troisième le fut l’année suivante. Elles eurent pourtant une durée de vie très brève puisqu’elles durent être remplacées après, respectivement, vingt, soixante et cent ans.

Chapitre VIII : Les diverses seigneuries de Dompierre au XVIIIème siècle ; Administration ; Impositions ; La Fabrique ; L’horloge ; Restauration de l’église (1774-1778).

Les « élites sociales » avaient l’habitude de passer une grande partie de l’année dans les résidences dompierroises : les Massiot à La Motte, les Bourdon-d’Ombourg à la Pinaudière, les de Fleury au château de Maubec et l’Intendant de la Généralité, Jean-François de Creil, à Chagnolet, où le curé Ridasse avait ainsi l’autorisation provisoire de célébrer la messe.

La seigneurie de Dompierre entra dans le domaine de la Couronne et fut ensuite engagée par le roi. Le marquis Pérou de Bellisle devint seigneur engagiste de Dompierre (en viager) à partir de 1718. Charles-Eugène-Gabriel de la Croix de Castries lui succéda en 1744.

En 1772, Nicolas de Montholon, chevalier, ancien premier Président de Metz et de Normandie, possédait la « terre, seigneurie et baronie ». Il la vendit en 1784 pour 110 000 livres à l’évêque de la Rochelle, seigneur de Maubec, François-Joseph-Emmanuel de Crussol d’Uzès, qui fit démolir le château.

Vers 1740, les impositions levées dans la paroisse s’élèvent à 10 802 livres 11 sols et 8 deniers.

L’évêque Roch de Menou, en tournée pastorale en 1732, constatait le bon état général de l’église. Une horloge fut construite en 1758, par Roche, horloger à La Rochelle. Elle sonnait les heures et les demies, mais n’avait pas de cadran. Son mécanisme, entièrement en fer et en acier, était supporté par des montants fleurdelisés que dominait une croix.

Le 10 février 1774, le frontispice de l’église s’écroula sous l’abondance des pluies. Le devis des réparations s’établit à 8 745 livres. Le mur de façade et le portail furent entièrement rebâtis. 3 324 livres de travaux supplémentaires furent encore entrepris.

Chapitre IX : La Révolution : Cahier des doléances des habitants de la paroisse de Dompierre ; Électeurs du clergé et de la noblesse de la paroisse ; Constitution de la Municipalité ; Difficultés relatives à l’élection du maire ; Garde nationale.

Le 1er Mars 1789, à l‘église de Dompierre, en présence de Jean-François-Catherine de Candé, écuyer, Conseiller du roi, Lieutenant particulier en la sénéchaussée de La Rochelle, Jean-Louis Chaillé, syndic et fabricien, André Bouyer, fabricien, Jean-Batiste Leconte, Jacques Augustin Daguin, Jean-Baptiste Monneron, Jean-François Barbotin et cinquante-cinq autres citoyens déléguèrent cinq d’entre eux pour présenter le cahier de doléances de Dompierre à l’assemblée de la sénéchaussée.

Pour le clergé, curé et vicaire paticipèrent aux élections.

Pour la noblesse, neuf personnes participèrent : François-Charles Carré de Candé père ; François-Charles Carré de Candé, seigneur de Margorie ; Jean-François-Catherine Carré de Candé, lieutenant particulier du Présidial ; Ami-Félix Bridault, écuyer et médecin, seigneur du baillage de Chagnolet ; Jean-François-Louis Rougier du Payaut, seigneur de la Tourtilière ; Catherine-Julie de la Maignière, veuve de Louis César de Séguin, chevalier, dame de la tere et seigneurie de Chagnolet fit voter monsieur de Maubeuge, son procureur ; de Cussol d’Uzès, évêque de La Rochelle, seigneur engagiste de Dompierre et seigneur de Maubec. Le seigneur de la Motte et celui de la Vallée ne comparurent pas.

Le 25 janvier 1790, 126 votants réunis à l’église élirent la municipalité. M. Leconte fut élu maire mais l’élection fut contestée (par le curé président de l’Assemmblée), le nouvel élu n’habitant la paroisse que depuis moins d’un an. Un nouveau vote eut donc lieu en mars, M.Leconte ayant renoncé, et il porta le sieur Monneron à la mairie. Jacques-François Barbotin fut le procureur de la commune et MM. Dérosier, Bouyer, Fureau, Moreau, Raffin, Chauvet, Jousselin, Gaillard Aîné, Autrusseau, Chatier, Ballanger et Bibard, les douze notables élus.

La Garde nationale fut aussitôt constituée sous les ordres du sieur Daguin. Le refus de la municipalité de participer financièrement à son entraînement occasionna cependant quelques troubles.

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