historique Saint-Christophe

Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime », éditions Flohic, Paris 2002, retrace l’historique de la commune de Saint-Christophe p 285-286 :

«  Un acte de donation de 1109 révèle que le seigneur de Saint-Christophe était Hugues Allunge qui scella ce document de son sceau en y appliquant trois poils de sa barbe. En 1469, Jean Jouhet, seigneur de Belle Oie la possèdait, et au début du XVème siècle, elle appartenait aux seigneurs de Mareuil et de Montbron, puis fut possédée par le vicomte de Rochechouart avant de devenir en 1476 la propriété des Furgon.

 Au XVIIIème siècle, la famille de Montmirail possèda le château et ses terres jusqu’au lendemain de la Révolution. Le 27 thermidor an IV, ses biens furent saisis par l’État puis vendus. Les Montesquiou achetèrent le château qu’ils revendirent  en 1808 à Charlotte, veuve du marquis de Montmirail. Il fut alors incendié et rasé, seules restèrent les douves et deux tours.

Vers 1820, la propriété fut vendue à un négociant de Mauzé, Michelin. En 1852, elle passa par mariage aux Nagle, et vers 1860, une maison de campagne fut édifiée dans la cour de l’ancien château. En 1991, la commune fit construire une salle  polyvalente, un camping et créa un plan d’eau afin de développer le tourisme.

Église Saint-Christophe, XIVème siècle, calcaire, place du bourg

Cette église au plan simple est dotée d’un portail remontant peut-être à la fin du Moyen-Âge. La porte principale, classique, est ornée de pilastres et surmontée d’un fronton brisé, au-dessus duquel se trouve une niche à triglyphes. Une salle  rectangulaire couverte d’un tillis -lambris- s’ouvre par deux arcades au sud par une chapelle…

Seigneurie du Treuil-Charré XIVème siècle, calcaire

La maison noble du Treuil-Charré était le siège d’une petite seigneurie. Cette terre appartint en 1394 à Aymery de Charray qui fit construire le premier logis. Au XVIème siècle, elle passa aux Pontard, et au XVIIIème siècle devint la propriété de la famille Campaing. Elle passa par mariage aux mains des Saint-Marsault. Dèjà, au XVIIIème siècle, le logis servait de ferme et tombait à l’abandon.

Treuil au Roy, XVIIème siècle, calcaire

Le Treuil au Roy est attesté comme dépendance de la commanderie de Bourgneuf en 1373. Cette exploitation viticole est mentionnée dès 1220 comme appartenant pour moitié à Renaud Beuf et « à la religion ». En 1446, elle porte encore le nom de « Troil au beuf », alors qu’en 1690, elle s’appelle désormais le Treuil au Roy. De nos jours, l’exploitation est devenue agricole ; elle garde le style des propriétés à cour fermée. Peu de vestiges anciens sont conservés.

Moulin à eau de la Mazurie, XVIIème siècle, calcaire

En 1680, l’inventaire des biens de la famille Furgon, seigneur du château de Saint-Christophe, mentionne l’existence de ce moulin à grains. Les bâtiments sont alors en mauvais état, la chute et la roue, mal entretenues, ne peuvent être utilisées. Le nom de La Mazurie apparaît vers 1750 d’après la carte de Cassini. De nos jours, la roue a disparu, mais les meules sont toujours en place.

Moulin à vent du Fresne XVIIIème et XXème siècles, calcaire, Le Péré

Ce moulin à grains est également appelé « moulin Turquois ». Il figure sur la carte de Cassini vers le milieu du XVIIIème siècle. Il est soigneusement restauré.

Moulin à  eau du marais, XIXème et XXème siècles, calcaire et métal, Le Marais

Le moulin du Marais est reconstruit et transformé en minoterie vers la fin du XIXème siècle. Détruits par un incendie en 1920, les bâtiments sont reconstruits. Dans les années 1950, est édifié l’atelier de conditionnement. L’électricité remplace vraisemblablement à cette époque l’énergie hydraulique. Dans les années 1980, l’entreprise se dote d’un grand entrepôt abritant des silos à grains. La minoterie a cessé de fonctionner en 1993, les machines sont vendues. »

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