Marsilly

Un ouvrage de référence :

Françoise Lafon, Vice-Présidente de la Société d’Archéologie et d’Histoire de l’Aunis, Petite Histoire de Marsilly, Publications de la Société d’Archéologie et d’Histoire de l’Aunis, n°21, La Rochelle 1989, 50 pages.

Résumé :

À Marsilly, deux sites à sel gaulois, de la poterie préhistorique et des fragments d’amphores ont été découverts en bordure de mer.

« Marcileum » apparaît pour la première fois dans une charte de 892. Il est mentionné ensuite en 1185 dans les archives de l’abbaye de Fontevraud.

Lorsqu’au XIIIème siècle, Louis IX donne le Poitou et la Saintonge à son frère Alphonse de Saintonge, celui-ci fait établir la liste de ses domaines, c’est « le grand fief d’Aunis ». On trouve à Marsilly 19 parcelles de vigne cultivées par des particuliers et 16 par des ordres religieux. Toutes doivent des redevances aux religieux et à Alphonse leur seigneur.

L’église aurait été construite au XVème siècle par le curé Rollon.

Un port, celui de Queue-de-Vache, eut une importance certaine. Dénommé en 1294, Cae Vachae, ce lieu appartenait à l’abbaye de Fondouce. L’acte de fondation date de 1436. En 1535, Charles VII autorisa la création d’un port concédé à Guillaume Meymard. Des barques de deux tonneaux firent le commerce du vin et du sel en liaison avec La Rochelle. Ce lieu prit par la suite le nom de Coup de Vague.

De nombreuses seigneuries structuraient le territoire : La Cave, La Richardière, Coup de Vague, Nantilly, Coulonges-Maillezais, Marsilly. De nombreux ordres religieux y avaient des possessions et percevaient des droits.

L’église fut construite au XVème siècle par le curé Rollon. Ruinée au cours des gueres de religion, sans doute en 1575, elle fut reconstruite, plus courte, à la fin du XVIIème siècle, mais un mur s’effondra en 1807 lors d’une réparation.

Pendant le siège de La Rochelle, en 1621, le duc d’Épernon vint s’installer à Marsilly avec « 200 maîtres et 4 compagnies ». Il y pratiqua la politique de la terre brûlée pour empêcher toute possibilité de ravitaillement aux Rochelais.

La Réforme fit de nombreux adeptes à Marsilly et un temple y fut construit vers 1566. Il fonctionna jusqu’en 1657, date à laquelle le gouverneur La Thuilerie interdit le culte. Il y avait encore 70 protestants à Marsilly en 1788.

Un nouveau temple fut ouvert dans une ancienne maison particulière en 1826.

Le grand nombre de protestants incita très tôt à ouvrir une école catholique, car il fallait contrecarrer l’influence de la « Religion Prétendument Réformée ». La première mention en est faite dès 1691. Elle était gratuite, sous la dépendance de l’évêque et on y enseignait surtout le catéchisme.

Une étude fut lancée en 1900 pour la construction d’une voie de chemin de fer Marans, Charron, Esnandes, Marsilly, La Rochelle.

Débuts de l’électrification en 1924. Les rues furent éclairées en 1925.

Queue-de-Vache alias Coup-de-Vague à Marsilly (17), par Louis-Etienne Arcère (1698-1782)

Louis-Etienne Arcère, Histoire de la ville de la Rochelle et du Pays d’Aulnis, La Rochelle, 1754.

« Il y a des lieux-dits au nom pittoresque, par ici.

Au Sud-ouest d’Esnandes, on trouve Queue-de-Vache. C’étoit un Port qui fut creusé au quinzième siècle, comme il appert par les lettres de Charles VII datées de Loches, au mois d’Avril 1435, lesquelles portent « qu’il sera édifié un Port & Havre en une prée nommée Queue-de-Vache, appartenant à l’Abbé & Convent de Fontdouce. » Ce Port est présentement comblé. En 1572, il y entroit encore de petits Bâtimens qui venoient charger des vins.

Selon la Popeliniere le vrai nom de ce Fort est « Coup-de-Vague, corrompu & changé en Coue-de-Vache. » Cet Auteur se trompe, comme on le voit par les titres de l’Abbaye de Fontdouce, Cauda Vaccae. Dans la compilation des pièces contenues aux registres du Parlement, faite par M. le Nain, on lit ce qui suit, « Justice donnée par le Roi au lieu dit Queue-de-Vache près la Rochelle qu’il érige en Fief, registré & publié le 24 Mai 1464. » Ce Fief releve du Roi. Vers l’an 1500, la Seigneurie de Queue-de-Vache appartenoit à Jean Chapperon 3ème du nom, Gouverneur de Civrai en Poitou.»

http://www.histoirepassion.eu/index.php)

Voir : Carte satellite des lieux décrits par Louis-Etienne Arcère.

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