Saint-Médard-d'Aunis

Les deux sources qui permettent de connaître l’histoire de Saint-Médard d’Aunis sont d’une part le patrimoine des communes de la Charente-Maritime et les notes historiques de Jean-Claude Bonnin sur Saint-Médard-d’Aunis  et Saint-Christophe (reprises par le site officiel de la mairie de Saint-Médard-d’Aunis).

Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Flohic éditions p286 :

Origine du nom : forme populaire du germain « math » = « boné » et « hard » = « fort »

Historique

Des fondations de murs antiques et des sarcophages découverts au village des Touches et en divers autres lieux attestent une occupation ancienne du site de Saint-Médard. Une monnaie de l’Empereur Constantin (306-337) permet de dater de l’époque gallo-romaine une partie de ces vestiges. Au XIIIème siècle, la paroisse est deservie par un prieuré dépendant de l’abbaye de Cluny. À une époque indéterminée, les Furgon, seigneurs de Saint-Christophe, acquièrent tout ou partie des droits seigneuriaux sur le village de Saint-Médard et sur les fiefs du prieur. En 1636, Henri de Clermont, seigneur de Montroy, possède la seigneurie. Elle demeure attachée à celle de Montroy jusqu’à la Révolution. Elle prend alors le nom de Valpatour, « la Vallée des pasteurs ». Après la crise du phylloxéra, la commune, jusqu’alors essentiellement viticole, se tourne vers l’élevage et la culture. Saint-Médard devient Saint-Médard d’Aunis en 1920. De nos jours, l’élevage est remplacé par la polyculture.

Seigneurie de La Limandière, XIVème siècle, calcaire

L’accès à ce logis noble se fait par un porche ouvrant sur une cour entourée par les dépendances. En 1362, Gaidra de Vaux, chevalier, était seigneur de la Limandière, succédant à Guillaume de Civray et à Pierre Taunay. En 1412, elle passe à Guillaume Sorius, et dès 1450, elle appartient à la famille Donnes. Au XVIème siècle, la famille Chasteigner, de l’échevinage de La Rochelle en devient propriétaire.Vers 1650, La Limandière appartient à la famille protestante Audayer, qui y possède un cimetière particulier, où plusieurs de ses membres sont inhumés. Pendant la Terreur, la veuve Green de Saint-Marsault, dame de La Limandière, est incarcérée à Brouage.

Mairie XVIIème, XIXème et XXème siècles

La mairie, située dans le bâtiment de l’ancienne cure, est accolée à l’église. Elle se compose du bâtiment du presbtère, d’une buanderie, d’un puits à deux accès de niveaux différents et du  jardin de prières, le tout clos de murs. Cette reconversion permet la restauration et la sauvegarde du prieuré.

Buanderie milieu du XIXème siècle, terre cuite et calcaire, salle des mariages, mairie

L’abbé Dubois fait probablement aménager cette buanderie dans la cure vers le milieu du XIXème siècle. Elle se compose d’une chaudière et d’une ponne utilisée pour la « bugée », la grande lessive qui a lieu deux fois par an. Le linge est bouilli. La cendre qui contient des phosphates remplace la lessive.

Moulin Cabané dit « moulin brûlé », XVIIème siècle, calcaire, Pélidon

Le moulin Cabané est décapité par les Allemands pour servir de tour de guet pendant la seconde guerre mondiale. Un incendie lui vaut le surnom de « brûlé ». Les trois autres moulins que compte Saint-Médard, le moulin des Tourettes, lemoulin Neuf et le mouln Rassouillis à vent et à eau, sont aujourd’hui détruits. La municipalité l’a récemment acquis, assurant ainsi sa sauvegarde.

Maison de maître, milieu du XVIIIème siècle, calcaire, rue de Mazureau, L’Aubertière

Le corps de logis et les dépendances de cette maison de maître forment un U. la propriété appartient à Pierre Labbé, sieur de La Motte, en 1749. Elle passe par mariage aux mains de Joachim de Baussay en 1766 et à Augustin Chopin d’Arnouville de l’an II de La République. En 1811, elle devient propriété des Bouthier, pour passer aux Tournade en 1890, puis à Nevouet. En 1911, le domaine est divisé entre Alfred Nevouet et Maximilien Porchet.

Église Saint-Médard, calcaire, XIXème siècle

L’époque à laquelle remonte la première église de Saint-Médard, dont il reste peu de vestiges, est mal connue. Au XIIIème siècle elle est desservie par un prieuré dépendant de l’abbaye de Cluny. En 1732, elle apparaît comme trop petite et menace de ruine. En 1862, une chapelle est créée. En 1872, une abside à trois pans est ajoutée dans le style néo-roman. De 1889 à 1891, un campanile à double ouverture est construit, la cloche Marie-Madeleine est fondue et baptisée en 1895. L’église s’ouvre par un portail classique à deux pilastres ioniques surmontés d’un fronton cintré.

Monument de la vierge, XXème siècle, fer et parpaing de mâchefer, rue de la Liberté

La commune étant épargnée par les bombardements lors de la seconde guerre mondiale, les habitants remercient la Vierge en faisant édifier ce monument. Un Saint-Médardain fait don d’une partie de son verger. En contrepartie, un entrepôt pour ses fruits est aménagé sous le monument.

 

Notes historiques sur Saint-Médard d’Aunis (site officiel de Saint-Médard) 

Jean-Claude Bonnin est l’auteur des notes historiques sur Saint-Médard d’Aunis et Montroy. Ces notes ont été publiées à La Rochelle en 1988.  

Saint-Médard et ses anciens seigneurs :  

Il est difficile de déterminer quel était primitivement le régime féodal du territoire de Saint-Médard. Au moyen âge, il semble morcelé entre différents possesseurs relevant de grandes seigneuries. Quelques fiefs paraissent appartenir au prieur-doyen du lieu, relevant du roi sous le régime des francs-fiefs. Une grande partie des autres fiefs dépendaient du  seigneur de Montroy, sous l’hommage aux seigneurs de Nuaillé ou de Mauzé, selon le cas ; quelques-uns, de celui de Saint-Christophe, vassal du seigneur de Pauléon. La plupart des fiefs situés à l’est relevaient du seigneur de Surgères. Cependant, tous ces fiefs étaient bien signalés comme « situés en la paroisse de Saint-Médard, en Aunis ». D’autre part, les seigneurs de Nuaillé, Mauzé, Pauléon et Surgères étaient eux –mêmes tous vassaux du seigneur de Benon. A une époque indéterminée, le seigneur de Saint-Christophe  avait acquis tout ou partie des droits seigneuriaux sur le village de Saint-Médard et les fiefs du prieur, qui paraissent avoir été intégrés à sa châtellenie de Saint-Christophe.   

Les premiers seigneurs de Saint-Christophe connus appartenaient à une famille Pelisson. En 1385, Vincent Pelisson était seigneur de Saint-Christophe. Le 20 mai 1381, Arnaud Pelisson, bourgeois de La Rochelle, avait rendu hommage au seigneur de Surgères pour certains fiefs. Les notes du Père Jaillot nous signalent aussi, en 1420, Regnaut Pelisson, puis Jeanne de La Jarrie, femme d’Eliot Brassard ; en 1460, Jean et Pierre de l’Hommeau ; en 1476, Jean, vicomte de Rochechouard ; en 1496, Pierre Furgon.

Les armes de la famille Furgon de l’Echevinage de La Rochelle, portaient une fasse fuselée, accompagnée d’une couronne d’épines en chef de deux molettes d’éperon en pointe.

Pierre Furgon, écuyer, seigneur de Peray, conseiller, maître d’hôtel du roi et son receveur des aides en Saintonge, ville et gouvernement de La Rochelle, maire de cette ville en 1476 et 1482, fut seigneur de la Rimagerie et de Saint-Christophe. Le 29 janvier 1477, il fournit aveu et dénombrement de sa châtellenie de Saint-Christophe au baron de Pauléon. Il en fournit un second au baron de Surgères, le 2 mars 1496, pour certains de ses fiefs relevant de cette baronnie. Il avait épousé Marie Mercier, dont il eut plusieurs enfants. 

Claude Furgon, écuyer, seigneur de Saint Christophe et du Fresne, en Aunis, fils du précédent, fut maire de La Rochelle en 1524 et 1553. Le 20 juin 1508, il partagea avec ses sœurs, Mari et Perette, la succession de leurs parents. Pour le partage avec sa sœur Catherine, femme d’Etienne Langlois, Claude Furgon avait

« démembré  et alliéné de ladite chatellenye…pour l’assiette de cinquante livres tournois de rente ou revenu, l’église et seigneurie sur le prieuré de Saint-Médard, le village de l’Aubertière et ses dépendances qui estoient de sadite seigneurie ».Malgré le peu de détails, nous trouvons que le bénéficiaire de cette cession fut l’abbaye de Cluny, dont dépendait le prieuré de Saint-Médard.

L’abbaye de Cluny portait de gueules, aux deux clefs d’or posées en sautoir, traversées par une épée à poignée d’or et lame d’argent. 

Les religieux et l’abbaye de Cluny ne possédèrent que peu de temps la seigneurie de Saint-Médard. En 1563, le roi ordonna la mise en vente du temporel de toutes les églises, jusqu’à la concurrence de 100 000 écus. C’est ainsi que Benoist Chollet, pair et bourgeois de La Rochelle, acheta « sur l’édict du Roy, ladicte terre et seigneurie de Saint-Médard, des religieux, abbé et couvent de Cluny, tenant et mouvant du roy, avec tout droict de jurisdiction haute, moyenne et basse ». 

Dès 1565, Benoist Chollet, seigneur de Saint-Médard, était en procès contre Perette Vigier, dame de Montroy, qui revendiquait la juridiction de Saint-Médard. Benoît Chollet avait épousé, en premières noces, Jeanne Masson, dont il eut :

-Jeanne Chollet, épouse de François Manigault, pair de La Rochelle ;

-Jacques Chollet, seigneur des Ormeaux ;

-Etienne Chollet, marchand, bourgeois de La Rochelle. 

Devenu veuf, Benoist Chollet épousa, en 1565, Colette Morisson, dont il eut Nathanaël Chollet et Marie Chollet. Après son décès, Colette Morisson se remaria à François de Ferrières, marchand et bourgeois de La Rochelle. La famille Chollet ne conserva pas la seigneurie de Saint-Médard. 

En 1636, Henri de Clermont, seigneur de Montroy, était aussi seigneur de Saint-Médard. Cette seigneurie demeura ainsi attachée à celle de Montroy jusqu’à la Révolution Française. 

 

 Notices sur quelques petits fiefs : 

La Limandière

Situé sur la paroisse de Saint-Médard, le fief et seigneurie de la Limandière, avec ses appartenances et dépendances de prés, maisons, bois, marais, pêcheries, garenne et autres choses, avec droit de juridiction limitée aux amendes de 7 sols 6 deniers, relevait du seigneur de La Motte de Virson, à foy et hommage lige, et au devoir de 10 livres tournois et une garde à mutation de vassal seulement. Les anciens aveux furent rendus aux seigneurs de Surgères avant le XVIe siècle. 

En 1362, le vendredi avant la Sainte Madeleine, Gaidra De Vaux, chevalier, fournit aveu de son fief de La Limandière au seigneur de Surgères.  Ce fief avait appartenu à Guillaume de Civray et à Pierre de Taunay (ou « Cunay » ?). 

Le 20 juin 1412, le seigneur de Surgères reçut hommage de la Limandière par Guillaume Sorius, conseiller. 

Ce fief fut possédé dans la famille de Dones. Jacques De Donnes fourni aveu à Surgères, le 07 avril 1450. Jean De Donnes fut seigneur de La Limandière, entre 1475 et 1496, et rendit ses aveux à Surgères, les 20 août 1475 et 11 juin 1484. Mery De Donnes était seigneur de La Limandière en 1497 et 1500.

Jan De Donnes, écuyer, seigneur de La Limandière et de la Marzelle, fait suite. Le 29 juin 1512, l’aveu était rendu en son nom par son tuteur, Jean Lefé. En juin 1536, Jean De Donnes arrenta pour cinq ans, à Jean Péraudeau, bourgeois de La Rochelle, les moulins d’Yves, situés à Saint-Médard. Le 13 mars 1539, il fournit déclaration de son fief de la Limandière aux commissaires du roi et vivait encore en 1542.

La famille Chasteigner, de l'Echevinage de La Rochelle portait de sinople, semé de rochers d'argent sans nombre, sous un chef cousu de gueules. 

La seigneurie de la Limandière passa par la suite dans la famille Chasteigner, par le mariage de Françoise De Donnes avec Pierre Chasteigner, écuyer, seigneur du Treuil-Bonnet et de Cramahé, maire de La Rochelle en 1504, qui décéda vers 1546. 

Leur petit-fils, François Chasteigner, écuyer, était seigneur du Richard et de la Limandière en 1588. Il avait épousé, en 1584, demoiselle Anne Reigner et décéda avant le 16 mars 1596, date à laquelle sa veuve fut nommée curateur aux biens de leurs enfants. Anne Reigner était encore dame de la Limandière en 1606.

François Chasteigner, écuyer, fils des précédents, seigneur de la Limandière, dès 1617, fit partage avec d’autres héritiers, en 1619, des biens laissés par ses parents. Il avait épousé Olympe de Faix, dont il eut plusieurs enfants, et décéda en 1629. 

En 1590, un Etienne Chasteigner, dont la filiation nous est inconnue, était seigneur de la Limandière et du Vivier.

La famille Audayer portait de gueules, à la croix ancrée d'or.

La famille Audayer posséda, par la suite, la seigneurie de la Limandière. André Audayer, chevalier, seigneur de Saint-Hilaire, de la Barathonnière, puis de la Limandière, décéda avant 1658. Veuf de Marie Roy, il s’était remarié en 1648, à Françoise de la Rochefoucault, fille du seigneur de Fontpatour. De ses deux mariages sont nés :

-Hector Audayer, écuyer, seigneur de la Limandière ;

-Charles Audayer, chevalier, seigneur de la Limandière, décédé à la Limandière, le 23 juin 1673, et enterré le lendemain en ce lieu, car il était protestant ;

-François Audayer, chevalier, seigneur de la Limandière, décédé le 29 janvier 1677, aussi inhumé à la Limandière ;

-Henriette Audayer, dame de la Limandière, épousa, en 1679, Jean de Lestang, écuyer, seigneur du Ry, lieutenant de vaisseaux, auquel elle apporta la Limandière ;

-Marie Audayer, baptisée au Temple de Dompierre, en 1657.

La famille de Lestang portait d'argent, à sept fusées de gueules  

Jan De Lestang, écuyer, seigneur du Ry et des Touches, et son épouse, Henriette Audayer, seigneur et dame de la Limandière, abjurèrent la religion protestante en 1680.Il était, en 1686, capitaine entretenu sur les vaisseaux du roi. André Jacob De Lestang, leur fils, écuyer, seigneur de la Limandière, eut deux fils : 

-Etienne André de Lestang, qui suit ;

-Jean Baptiste de Lestang, chevalier, seigneur de la Limandière, décédé sans enfant en 1785. 

Etienne André De Lestang, chevalier, seigneur de la Limandière, aide-major au régiment de Labbadie, avait épousé, en 1736, Charlotte Courlet de Bussy, dont il eut plusieurs enfants, et décéda en 1779. Marie Charlotte Victoire de Lestang, leur fille, dame de la Limandière, épousa, en 1765 Louis Henri François Green de Saint-Marsault, lieutenant de vaisseaux du roi, chevalier, seigneur du Treuil-Charay, qui décéda en 1780, laissant trois filles, Marie-Charlotte Victoire de Lestang, veuve, était dame de la Limandière à l’époque de la Révolution et fut incarcérée à Brouage durant la Terreur.

La Martinière 

Les hommages rendus au seigneur de Surgères nous donnent le nom de quelques seigneurs de la Martinière. En 1382, Denis Martin possédait la Martinière. Le 13 avril 1420, Mathelin Martin, fils de feu Jean Martin, demeurant à la Gilardière, fournit aveu et dénombrement du fief de la Martinière. Il en rendit hommage en 1427.Jean Martin, sieur de la Gilardière, fait hommage en 1477. En 1539, ce fief appartenait à Claude Furgon, écuyer, seigneur de Saint-Christophe. 

La Bauge, Les Bertinières et l’Aubertière 

Ces fiefs devaient appartenir anciennement aux seigneurs de Saint-Christophe. En 1578, Louis Bertinault, écuyer, seigneur des Tourettes et de Pampin, épousa Elisabeth Furgon, fille de Claude Furgon, écuyer, seigneur de Saint-Christophe. Cette alliance semble à l’origine du démembrement de ces fiefs. La famille Bertinault était issue de l’échevinage de La Rochelle, mais sa filiation n’est pas simple. Nicolas Bertinault, écuyer, seigneur de Faye et des Bertinières, Conseiller, enquêteur du Présidial, est mentionné vers 1600. Gilles Bertinault, écuyer, seigneur des Chaumes, sans doute son fils, est mentionné vers 1630-1647. Le 04 février 1631, il afferma sa métairie de l’Aubertière (Cousseau, notaire à La Rochelle).

La famille Bertinault, de l'Echevinage de La Rochelle portait de sable, à trois hures de sanglier d'argent. 

Jacques Bertinault, écuyer, seigneur des Chaumes et des Bertinières, fils de Gilles, demeurait, vers 1670-1684, en sa maison noble des Bertinières, paroisse de Saint-Médard. Outre l’Aubertière, il possédait les métairies de Chavaigne et Dieulidon. Il était décédé avant 1689, laissant plusieurs enfants, dont Théodore, qui suit, et Gilles Bertinault, écuyer, puis chevalier, signalé seigneur de l’Aubertière, en 1688. 

Théodore Bertinault, écuyer, puis chevalier, seigneur des Chaumes, était capitaine au Régiment Dauphin, en 1693.Il demeurait à l’Aubertière en 1703 et décéda avant 1710. Sa veuve, Jeanne Robert, fut inhumée le 13 janvier 1736, dans l’église de Saint-Médard. Théodore-Barnabé Bertinault, écuyer, puis chevalier, seigneur des Chaumes et de la Bertinière, fils de Théodore, vendit la maison de Chavaigne au sieur de Coursac, le 21 novembre 1736 (Brochard, notaire), et décéda à la Sablière, en 1746.

De Franquefort. 

La seigneurie de la Bauge fut possédée, au milieu du xvщe siècle, par Paul De Franquefort, écuyer, puis chevalier, seigneur de la Barrouère, de la Bauge et du fief de la Rochette, capitaine d’infanterie. 

Jacques-Paul De Franquefort, chevalier, seigneur de la Barrouère, de la Bauge et autres lieux, leur fils, fut convoqué, en 1789, pour l’élection des députés aux Etats Généraux. Il vivait encore en 1819. 

Le Mazureau

Situé à la sortie de l’Aubertière, Le Mazureau présente un très intéressant corps de logis du xvщe siècle. Il est sans doute probable d’attribuer cette belle construction à Pierre Labbé, sieur de La Motte, qui le possédait en 1749.

Le prieuré et l’église de Saint-Médard : 

Les origines religieuses de la paroisse de Saint Médard sont certainement fort anciennes. A plusieurs reprises, des fondations de murs antiques et des tombes à sarcophages ont été découverts au village des Touches, en divers lieux assez distants. Des monnaies retrouvées en 1908 et depuis sur ces sites, notamment une monnaie de l’empereur Constantin (306-337), ont permis de dater de l’époque gallo-romaine une partie de ces vestiges. Les sarcophages étaient soit monolithes, soit constitués de pierres sèches. Certains contenaient de la poterie, outre les restes humains. 

Nous ne savons pas à quelle date faire remonter la primitive église de Saint Médard. Au xщe siècle, elle était desservie par un prieuré dépendant de la puissante abbaye de Cluny, fondée en 910. Les procès verbaux des visiteurs de l’abbé nous fournissent des renseignements à partir de 1269. Saint Médard était alors desservi par le prieur et un moine. 

De 1306 à 1314, les visites font état des difficultés qui s’étaient élevées entre le prieur et le curé (recteur) de Saint Médard, principalement au sujet des dîmes de la paroisse : le curé contestait l’accord fait à ce sujet des dîmes de la paroisse : le curé contestait l’accord fait à ce sujet entr’eux. Dès 1324, on trouve mention de ruines : la Guerre de Cent Ans qui s’annonce en provoquera bien d’autres. En 1382, le prieur de Saint Médard ne put se rendre au Chapitre Général de l’Ordre de Cluny à cause de l’insécurité des chemins. En 1394, le doyen, seul desservant de Saint Médard et de la chapelle de Croix Chapeau, son annexe, ne peut résider sur place, les bâtiments étant ruinés. En 1397, le prieuré est restauré. Parmi les devoirs qu’il acquittait annuellement, le seigneur de Montroy donnait  « vingt-deux sommes de vendanges blanches en la saison de vendange au doyen de Saint-Médard ». 

L’église et le prieuré de Saint-Médard furent totalement ruinés pendant les guerres de religion. Lors de sa visite de la paroisse effectuée le 3 mai 1610, l’archiprêtre de La Rochelle note : « Nous sommes transportés audit lieu et veu l’église totallement ruynée fors un costé de muraille, sur laquelle on a appuyé un apand couvert de rousche et de thuilles  « Comme aussi la maison de la cure est totallement ruynée. Comparu Martin Faure, sacristain, Bernard Monjault, qui nous ont dit que autrefois y avoit un prieuré despendant de Cluny que selon le dire des antiens, debvoient pension au curé dudit lieu.  «Le sieur de Fontpastour jouit des revenus de la fabricque ».

Lors de la visite du 27 mai 1629, l’église est rétablie. Les paroissiens signalent « un prieuré appellé St Médard duquel la maison joinct de près leur église ». Le vicaire de l’évêque bénit à cette occasion une cloche pour l’église, sous le nom de Marie. Jusqu’en 1650, les visites signalent la question du logement du curé. Les visiteurs conseillent l’utilisation des bâtiments du prieuré, d’autant que ceux-ci ont été remis en état avec les fonds de la paroisse. L’accord du prieur devra être demandé.

Outre les curés ou prieurs-curés, nous retrouvons des prieurs ou doyens-prieurs de Saint-Médard. De 1649 à 1758, ces prieurs furent des ecclésiastiques de la maison de Verthamont et notamment, vers 1755, Guillaume-Samuel de Verthamont de Chavagnac, baron évêque de Luçon, conseiller du roi en ses Conseils, doyen-prieur de Saint-Médard. 

Le 14 septembre 1749, Messire Louis de Ranconnet, seigneur de Montroy et Saint-Médard, se rendit à l’église de Saint-Médard pour la messe et y recevoir les honneurs par le curé «…savoir  la représentation de l’eau bénite par le gouspillon et l’encens comme il est dû à tous les seigneurs hauts et puissants…». Devant le refus du curé, il fait dresser procès-verbal et attend la grand’messe, qui doit être célébrée par le père gardien des Jacobins de La Rochelle. N’ayant pas reçu plus d’honneurs par ce dernier, il prend acte du refus et fait compléter le procès verbal. 

A la Révolution française, Messire Dumas, curé de Saint-Médard, et son vicaire, Ardouin, restèrent fidèles à leur foi. Le curé se réfugia en Hollande. 

En 1806, le culte avait repris à Saint Médard. Les habitants signalent : « notre église a besoin de réparations, mais elle est bonne». En 1836, Madame Adélaïde, sœur du roi Louis-Philippe, accorda 300 francs au curé de Saint-Médard pour contribuer à l’érection d’un autel dans son église. 

En 1872, l’église est restaurée et agrandie. En 1890-1891, le campanile, qui menace ruine, est reconstruit et la façade est réparée. 

L’église actuelle de Saint-Médard ne paraît pas très ancienne. Quelques pierres sculptées, provenant de celle qui l’a précédée, ont été réemployées et se retrouvent dans les murs plus récents. Joignant l’église, l’ancienne cure, autrefois prieuré, a récemment été aménagée en mairie : réhabilitation intelligente d’un véritable bâtiment ancien, lui permettant ainsi de vivre encore dans une époque si cruelle pour les vieux murs. 

 

 

                                                                          

 

Commentaires (2)

1. Pietrooo (site web) 08/03/2013

Well done webmaster , tenir bon travail , je reviendrai ici bientôt

2. BONNET Georges. 20/07/2011

Entre l'Aubertire et SAINT Médard d'Aunis à l'intersection des routes de Nuiaillé - La Jarrie >Saint Médard L'Aubertière existait une usine distillerie, les alcools étaient transportés par charois jusqu'à Niort, ces transport étéit effectué par Mesieurs Maston et uguste BONNET.
Il existait aussi à cet endroit un point d'eau appelé "goillou", fait en un assemblage de pieere plate.....

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau