Chantiers AMEL

Le journal « Les Échos » du 20 novembre 1996 indiquait : «  On décrirait volontiers le chantier naval Henri Amel comme une vaste coopérative ouvrière, si cela n'écorchait les oreilles de son fondateur. Il n'y a pas de syndicat chez Amel qui était, à sa fondation en 1968, la seule entreprise de La Rochelle à ne pas être en grève au mois de mai. »

Pourtant, l'architecte naval fondateur en 1965 des chantiers qui portent son nom, Henri Amel, prit sa retraite en 1979 et mourut en 2009.

Mais, ajoutait le journal, « Ne dites pas de mal de Henri Amel : ce n'est pas tous les jours qu'un patron fait cadeau des actions de son entreprise à ses employés. Aujourd'hui, la quasi-totalité des 125 salariés du chantier sont détenteurs de titres de la société qui leur ont été remis gracieusement peu après leur arrivée. Les actions sont en revanche rachetées au prix fort par la société lors des départs, à la retraite en général. Le chantier distribue chaque année entre 100 et 200 francs de dividende par action, outre un 13e mois, l'intéressement et la participation. »

À l’origine, un seul voilier, le Super Maram, « géant luxueux de 54 pieds » constitua pendant 16 ans toute la gamme des chantiers. Puis se succédèrent sur un rythme volontairement lent, les modèles Euro 39 (dans les années 70), Kirk (année 75), Meltem (année 80), Sharki (année 80), Santorin, Maramu (fin des années 80), Super Maramu (année 90).  

Le journal « Les chos continue : « La crise ? Les plans sociaux ? Le chômage partiel ? On assure n'avoir jamais rien connu de tel. Certes, le marché n'est pas ce qu'il a pu être. Après le record de 1992 (100 millions de francs de chiffre d'affaires), l'exercice clos au 31 août 1996 témoigne de l'érosion de l'activité, à 84 millions. La marge brute s'établit entre 4 % et 6,5 % du chiffre d'affaires. Le point mort se situe à 80 millions de francs. Les commandes des deux seuls produits du chantier: le Santorin, voilier de 14 mètres, et son grand frère de 16 mètres, le Super-Maramu, oscillent entre 35 et 40 unités par an. Les bonnes années, Amel vend _ directement, sans distributeurs -quelques Maramu de plus que de Santorin, exclusivement à des particuliers, pour moitié français. Selon le directeur commercial, Jean-Jacques Lemonnier, Amel n'a jamais eu le moindre client loueur professionnel ou investisseur en loi Pons, malgré sa base en Guadeloupe. » 

C’est toujours Jean-Jacques Lemonnier, devenu entre temps PDG qui explique en 2008 : « [L’année] a été exceptionnellement magnifique. 34 unités ont été vendues à 900.000 euros hors taxes pièce. Le carnet de commandes atteint 21 mois. La gamme, avec le "54" (modèle unique), va être complétée par un ketch de 64 pieds. 4 millions d'euros seront investis en 2009. ». En effet, ce bateau, en mémoire d’Henri Amel, prendra son nom : « Amel 64 ».

Voir ici l'article de Sud-Ouest sur l'Amel 64.

En attendant, voici les chiffres clés d’Amel pour 2010 :

CHANTIERS AMEL  2010

Dirigeant : Jean-Jacques Lemmonier

Activité : Bateaux de plaisance

Coordonnées : 16, rue Joseph Cugnot ZI de Perigny, 17180 Perigny Cedex, Tél.: 05.46.55.17.31, Fax: 05.46.45.43.03, Site internet : www.amel.fr

Chiffre d'affaires : 30 816 K€

Progression sur 4 ans : 50,74 %

Part du CA réalisé à l'étranger : 34,01 %

Rentabilité RC/CA : 28,66 %

Effectif 2010 : 129

 

Commentaires (1)

1. jp Gleize Bourras 19/01/2012

Bonjour,
Je ne sais si ce message sera lu.
J'ai eu en 1973, le privilège d'être invité, grâce à mon ami Pierrot Colombani de l'Hotel Huahiné à Huahiné (Iles sous le vent) à bord d'un Bateau des chantiers Amel, en présence de Monsieur AMEL. J'ai souvenir qu'il avait des problèmes de visions et avait fustigé gentiment un son matelot ( suisse je crois) pour ne pas avoir bien vérifié l'absence d'arête dans un poisson ...un grand monsieur sur un grand bateau( Super Maramu ou Euro 39 ?).
Cela fait prés de 40 ans. Je ne pense pas avoir rêvé,et aimerais retrouver ce matelot? Je sais que c'est désuet, mais il y a des souvenirs comme çà ! Bien à vous à Perigny.

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