La Passe

La Laisse 

 

Face à l'hôtel "Le Pré Vert", au rond-point de la République et à l'extrémité  de la  Grande Rue de Périgny, on aperçoit une grande maison délabrée à moitié masquée par un vaste panneau publicitaire. C'est la maison de la Passe.

On peut trouver dans "châteaux, manoirs et logis" une partie de l'histoire et la description de cette maison :

"L'histoire de cette ancienne maison de plaisance qui relevait en roture des seigneurs de Périgny, est encore mal connue. On sait cependant qu'elle appartint en 1772 à François Jouïn de la Tremblaye qui la possédait peut-être du chef de de sa première femme, Élisabeth Reignier de la Roche. Par, arrangement de famille, il la céda pour financer l'achat par licitation en 1774, de la châtellenie de Périgny et du château de Coureilles à Françoise Eugénie Claessens, veuve de Pierre-Henri Régnier, qui se remaria cette année-là  avec le vicomte Ambroise-Eulalie de Maurès de Malartic, major du Régiment provincial de Montauban, lequel deviendra maire de La Rochelle de 1784 à 1787, puis délégué aux États Généraux de 1789.

Construite entre cour et jardin, la demeure, sobre mais de bonnes proportions, est composée d'un corps de bâtiment rectangulaire encadré par deux pavillons qui se distinguent uniquement de ceux des maisons nobles par leur toiture basse couverte de tuiles canal. Elle se présente aujourd'hui telle  qu'elle est décrite en 1792, dans une annonce de mise en vente parue dans les Affiches de La Rochelle, excepté peut-être la partie centrale qui pourrait avoir été rehaussée dans le courant du XIXème siècle pour aménager des chambres et appartements supplémentaires."

 Séminaire au XIXème siècle, la maison de La Passe fut aussi hôpital militaire américain. On l’oublie souvent, l’armée américaine, après l’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique le 6 avril 1917, utilisa La Palice comme port de débarquement pour le matériel militaire (pétrole, matériel ferroviaire, en particulier) à partir d’octobre 1917. Infanterie, Marines, Génie, seront logés dans des camps, à La Pallice ou à la gare de La Rochelle transformée en casernement. Ils ne rentreront aux États-Unis que dans le deuxième semestre de 1919.

À Périgny, ils installèrent à partir de mars 1918 un hôpital militaire dans la maison de la Passe, complétée par 15 barraquements en bois, le « camp Hospital 39 », avec une capacité de 375 lits. (Voir Jean-Claude Bonnin, « L’armée américaine à La Rochelle et en Charente-Inférieure », collection Mémoire en images, Alan Sutton, 2010).

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