Pierre Henri Régnier

Pierre Henri Régnier

Né en 1688, décédé le 6 mars 1773, écuyer, Conseiller du roi, lieutenant criminel et premier Conseiller particulier, assesseur au Présidial, il fut seigneur de Périgny et de la Roche Barangère. Il aurait épousé Françoise Eugénie Claëssens (1729-1804) en 1755.

Son père, Pierre Régnier avait acheté la terre en 1704 à Pierre Legoux. En 1740, le dénombrement de Châtelaillon justifiait que la terre de Périgny en était mouvante et relevante à foi et hommage.

Le sieur Régnier fut en conflit avec le curé prieur de Périgny, Jacques Guignier, qui refusait de lui accorder les droits honorifiques à l’église, prétendant ne les devoir qu’aux barons de Châtelaillon. Ce curé revendiquait aussi des droits financiers sur des terres du fief des quatre-chevaliers au grand dam du Sieur Régnier.

«Il est à remarquer, écrivait-il dans une requête au Palais de Paris, que depuis plus de 4 ans ledit sieur prieur de Périgny a donné cent fois parole au dit seigneur du dit lieu de sortir d'affaire avec lui à l'amiable par l'avis de Monsieur de Bonnemort lieutenant général de La Rochelle, sans pourtant s'être jamais mis en devoir d'effectuer cette parole ce qui a obligé le dit sieur Régnier seigneur dudit lieu de former contre lui diverses instances et même de faire une saisie  féodale  et établir des commissaires séquestres sur les fiefs ou mots de terre sur lesquels le dit sieur prieur a des devoirs de fruits et de cens en arrière devoir et ce en conséquence de la transaction du 3 février 1634 passée entre Mr Grain de Saint-Marsault baron de Châtelaillon les seigneurs de Périgny et Jacques Talvart lors prieur curé dudit Périgny… Le sieur prieur prétend que les droits honorifiques ne sont pas dus au seigneur de Périgny dans l'église dudit lieu … …et ce qui le prouve c'est la possession où il est des titres des dites châtellenies qui ont été pillés et emportés lorsque le château fut abandonné par Mr le Goux qui se retira en Angleterre il y a 23 ans pour fait de religion, partant ledit Seigneur Regnier soutient devoir et obtenir dans la communication desdits titres par lui requise mais davantage parce que tous les seigneurs de la baronnie de Châtelaillon que ceux de Périgny ont toujours fait profession de la R.P.R. depuis les princes de Longueville…».

Cependant, l'évêque de La Rochelle, Augustin Roch de Menou de Charnizai, en visite pastorale à Périgny en mai 1732, (après avoir tancé le curé qui faisait transiter son vin par l'église) expliquait : "le banc du sieur Regnier, seigneur de la paroisse, avance dans le sanctuaire, ce qui est contre les règles..." et il enchaînait : "nous avons ordonné que ledit banc soit reculé du côté du pilier contre lequel est placée la chaire de façon qu'il n'entre plus dans le sanctuaire..."

Peut-être est-ce à Pierre Henri Régnier et à ses démélés avec le prieur curé de Périgny que l’on doit la construction de la chapelle du château ?

On apprend également que la seigneurie de Périgny rapportait alors la somme annuelle de 243 livres.

 

 

 

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